Pourquoi les litiges de noms de domaine ont explosé en 2025 selon l’OMPI ?

Les litiges de noms de domaine ont explosé en 2025. L’OMPI a enregistré plus de 6 200 cas, un record historique. La protection des marques sur Internet est cruciale. Les entreprises et leurs conseils juridiques doivent agir rapidement pour sécuriser leurs actifs numériques.

Une année record pour l’OMPI et l’UDRP

En 2025, l’OMPI franchit un nouveau cap. Dans son communiqué de début 2026, elle annonce avoir traiter plus de 6 200 litiges, soit sa plus forte charge de travail depuis sa création. Depuis 25 ans, l’organisation a résolu plus de 80 000 cas. La majorité concerne des extensions génériques (.COM, .NET, .ORG) et des nouveaux gTLD (.ONLINE, .SHOP, .TOP, .SITE, .STORE).

Les titulaires de marques se tournent vers l’UDRP pour lutter contre les abus numériques. La majorité des plaignants provient des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni. La France reste le deuxième pays le plus actif avec 1 165 plaintes déposées (France et cybersquatting 2024).

Les grandes entreprises françaises participent fortement à ces litiges. BPCE, Carrefour, Michelin et Sodexo figurent dans le Top 10 mondial. Elles sont accompagnées de Meta (Instagram, WhatsApp), Fenix International (OnlyFans), Philip Morris, Lego et Lennar (construction).

Les plaignants utilisent des experts et cabinets spécialisés. Dreyfus et Associés représente Michelin. Hogan Lovells à Paris défend Meta. Les registrars IpTwins (Carrefour) et Nameshield accompagnent de nombreuses marques. À l’échelle mondiale, les registrars corporate CSC Digital Brand Services et SafeNames sont aussi présents.

En France, de nombreux cabinets de propriété intellectuelle ont une spécialité noms de domaine comme Coblence Avocats, Germain et Maureau, Fidal, In Concreto, Inlex MEA, Lynde et Associés, MIIP – Made In IP, Plasseraud IP, Santarelli, Scan Avocats.

Les extensions les plus concernées par les litiges de noms de domaine

Les litiges touchent majoritairement le .COM avec 5 713 cas. Le nTLD .SHOP arrive ensuite avec 447 cas. 

Les extensions .NET et .ORG suivent, puis les nTLD .ONLINE, .TOP, .SITE et .STORE. Il s’agit d’extensions millionnaires, cf notre classement 2025

L’OMPI accepte désormais des litiges pour .HT (Haïti) et reçoit ses premières affaires pour les .AD (Andorre), .CV (Cabo Verde) et .LV (Lettonie). Elle gère ainsi 87 ccTLD.

Les 10 ccTLD les plus représentés dans les plaintes UDRP 2025 à l’OMPI sont :

Il faut noter que 50 % de ces extensions sont en fait des extensions pays dont l’utilisation générale ne vise pas le pays associé (.AI, .CC, .CO, .IO et .ME).

Exemples d’abus et décisions en faveur des plaignants

Le phishing reste un problème majeur. Dans l’affaire <gearerospaces.com> D2025-3149, le défendeur a détourné près de 800 000 USD en se fait passe pour General Electric.

L’OMPI protège efficacement les plaignants. En 2025, 79 % des litiges aboutissent au transfert du nom de domaine. 1 % des cas se soldent par l’annulation du domaine. 15 % se règlent avant la décision finale. Seulement 5 % des plaintes échouent.

Ces résultats illustrent la fiabilité de l’UDRP et son efficacité pour protéger les marques. D’autres décisions 2025 sont disponibles sur faux.fr.

Pourquoi les litiges de noms de domaine augmentent

Plusieurs facteurs expliquent cette hausse :

  • La croissance du commerce en ligne augmente la valeur des noms de domaine.
  • Les nouvelles extensions multiplient les risques de cybersquatting.
  • Les attaques numériques se diversifient : phishing, typosquatting, usurpation de marque.
  • Les décisions de l’OMPI sont rapides et prévisibles, encourageant les titulaires à agir.

Les entreprises doivent surveiller leurs noms de domaine, détecter les abus et réagir rapidement. Les conseils spécialisés jouent un rôle clé dans cette protection.